Cette année, je l’appellerais surtout comment « survivre » au temps des fêtes…

Aussitôt que j’ai compris que je ne serais pas proche de 20 SA à Noël… aussitôt que j’ai compris que mon ventre serait finalement vide, je n’ai RIEN voulu savoir du temps des fêtes qui arriverait beaucoup trop vite. Ne me parlez pas de Noël. Ne me parlez pas de partys. Je suis grincheuse cette année.

J’ai perdu ma magie de Noël un peu petit à chaque année d’infertilité qui s’ajoute.
Ce sera notre 9e Noël sans bébé en devenir…

Enfant, ado et jeune adulte, je trippais. Je faisais le sapin le week-end d’un téléthon qui adonnait début décembre. Je regardais le téléthon en décorant le sapin. Je faisais ça depuis que j’étais enfant. J’ai continué cette “tradition” même en quittant le foyer familial. Décorer l’extérieur de la maison aussi était très important pour moi. Mettre des lumières, les allumer chaque soir. Un plaisir !

Je suis allée au Dollorama en octobre, alors que je savais que le coeur de bébé ne battait plus. Il y avait une rangée Halloween et… une canada goose paris rangée Noël. Come on !

La /&?”/& de musique de Noël à la radio. Il semble y avoir un concours de qui commencera à en faire jour en premier ?
Et quand les stations de radio plus «quétaine» sont rendues 100% Noël… sont tellement mélancoliques les tounes de Noël en plus ! (Je ne peux pas choisir le poste de radio au travail…)

J’aime cuisiner. Et pour le temps des fêtes, j’aimais faire des petits desserts que j’apportais aux réunions familiales. Pas le goût cette année. Pas le goût d’aller aux réunions familiales tout court.

J’aurais voulu des petits soupers avec chacun d’entre eux. Mais les partys de famille, dans lesquels il y a beaucoup de monde, ne m’intéressent pas. En fait, j’aimerais ça y aller, MAIS, j’ai peur que ça finisse mal. Peur de me retrouver dans la salle de bain du sous-sol, à pleurer, seule.
Le problème, c’est que JE M’ÉCOUTE. Mais, aux yeux des autres… Je ne suis pas normale.
Noël, c’est le fun, tsé.

C’est le temps des réjouissances qui disent ! C’est peut-être un peu égocentrique de ne pas tellement voir de quoi me réjouir. Il est vrai que nos malheurs prennent souvent le dessus sur ce qui est heureux.

Alors… finalement, on y va aux “?*”/&?&*?”/! de partys. Et si ça va mal, on va s’en aller. La seule chose qui me donne envie d’y aller, c’est que mes nièces y seront. Et que je ne veux pas les décevoir… Mais honnêtement, j’ai le motton quand je pense que je vais à ces partys où il y a des enfants, des femmes enceintes… Et je sais qu’on nous posera sans doute des questions sur la loi 20 ou sur nos traitements. Pas mal tout le monde est déjà au courant… Mais des maladresses, on sait tous et toutes que ça arrive. Et je manque cruellement de patience ces temps-ci. Et pas juste sur ce sujet précis…

Je ne sais pas comment ça va se passer, je ne sais pas comment je vais agir ou réagir. Je suis toute mêlée dans mon désir de passer du bon temps et ma peine de mon deuil qui est toujours en cours. Visiblement, je manque énormément d’enthousiasme si je me compare à d’autres personnes autour de moi !

Dans cet article, j’aimerais également ajouter une partie « Comment se préparer aux temps des fêtes lorsqu’on est infertile ». Voici un excellent article de l’Association Canadienne de Sensibilisation à l’Infertilité qui date de 2004, mais toujours très réaliste. Passer à travers la période des fêtes

En gros, il faut s’écouter. Même si on dirait que je ne le fais pas moi-même vu que je vais quand même aller aux partys… Mais ça dépend de votre entourage, des fois c’est plus facile de faire acte nike air max de présence que de passer des heures à tenter d’expliquer le comment du pourquoi on ne va pas à son &?/$&?&/$ de party (fait vécu).

En me parlant d’un party dans ma famille, mon père m’a dit : « ouin, pis eux, ils ont tous des petits-enfants golden goose donna »… J’ai dit voilà, c’est ça, c’est pour ça que je veux pas y aller. Je ne suis pas assez proche de cette gang-là de la famille pour vivre ça. C’est aussi platte que ça. En plus, le party est à 2h de route de chez moi. Si c’était proche, on irait faire un mini-tour, mais là, c’est pas trop possible. Et il n’y ufficialoutletshop a pas que la raison des enfants honnêtement, disons qu’il y a d’autres affaires qui clochent…

Et je vous avoue qu’en repensant à la phrase de mon père, ça me choque un peu « ouin, pis eux, ils ont tous des petits-enfants »… Eux, mais pas lui..

Je vais aller dans des partys où au moins je suis susceptible de me sentir bien la majorité du temps. Et je vais accepter si les émotions montent et les vivre. Je le sais que ça va arriver. Je n’ai pas vu mes nièces depuis la fausse-couche et je sais que cela les a touchées beaucoup… Je veux les voir, je veux aller chercher leur énergie et leur amour.

Alors, la grincheuse l’est à moitié. Je ne suis pas du tout dans la magie de Noël. Aucune décoration, aucune bouffe de faite. Je vais aller aux partys en tentant de ne pas trop penser que « C’est Noël ».

P.S. : Par contre, Garou, il peut venir me chanter Noël quand il veut… J’dis ça de même ! 😉

Marine

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